Un peu galère.

Publié le par domipac19

Bon, j'ai un peu de retard.
La semaine dernière, j'ai travaillé tous les jours, sauf jeudi. Je me réjouissais car le jeudi, Patrick est en RTT, évidemment, pas la semaine dernière, comme par hasard. A croire que c'est fait exprès.
Bref, ma semaine a commencé gentiment, le lundi, je n'ai travaillé que le matin. Mardi, par contre, ça a été une autre paire de manche, qu'est-ce que j'ai galéré! D'abord, j'en avais un plein camion, ensuite, je commence ma tournée avec une demi-heure de retard. J'avais deux clients avant d'attaquer Carrefour, oui, celui où on perd toujours du temps. Ben là, pour en perdre, j'en ai effectivement perdu, 3/4 d'heure!!!
Après ça, j'avais deux clients en centre ville. Alors là, livrer le centre ville de Brive avec un porteur, ce n'est pas une bonne idée mais bon, je fais ce qu'on me dit. Je m'attendais à galérer et bien j'avais raison. J'y vais et je m'aperçois que je ne peux pas rentrer dans la rue en question. Il y a des voitures partout qui gênent pour les manoeuvres (3 mètres de porte à faux, il faut bien les passer et si il y a des obstacles, on arrache tout) et en plus, la rue est en travaux, ce qui fait qu'en hauteur, je ne passe pas car je suis obligée de m'approcher des murs et avec les balcons, les auvents et autres stores, vous imaginez la suite. Donc, retour au dépôt pour me débarrasser de ces six palettes qui me bouchent tout le camion. Une fois qu'elles sont toutes sur le quai, le téléphone sonne, c'est le client que je n'ai pas pu livrer. Il n'est pas content, c'est tout juste s'il ne m'engueule pas et il veut absolument être livré aujourd'hui. On fini par trouver une solution. Elle ne me satisfait pas du tout, moi, cette solution. Il faut que je me gare sur les boulevards, au risque de prendre une amende,et que je me trimballe toutes les palettes(lourdes, bien sûr, sinon, c'est pas marrant) à pied jusqu'à sa boutique dans les rues piétonnes. C'est super top, en plus, il y a des dos d'âne. Plus ch***t, je crois qu'on n'aurait pas trouvé. Il n'y a plus qu'à recharger la marchandise et c'est parti mon kiki. Bref, là, il est midi, on remet ça à 14h00 et le deuxième client au lendemain.
Donc, oui, vous avez bien calculé, je n'ai livré que trois clients en une matinée. Le record de lenteur est battu!
Effectivement, j'y ai passé du temps, le client m'a aidée (encore heureux) mais quand même, encore 3/4 d'heure. Heureusement après ça, mes livraisons se sont bien enchaînées et j'ai fini assez tôt mais bien crevée.
Le mercredi, re-journée galère, surtout l'après-midi avec les maisons de retraite. A Uzerche, tout d'bord où on m'explique vaguement où ça se trouve. Je devais prendre une petite route sur ma gauche, évidemment, je l'ai ratée. Je fais donc demi-tour(avec le porteur, évidemment, j'embête tout le monde) et là, ben oui ou ben non, comme on veut, je ne peux pas tourner car le virage est dans mon dos donc, re-demi-tour, sous le nez des Gendarmes "Bonjour Messieurs" et me voilà partie sur la bonne route. Sauf que j'ai raté la maison de retraite, marche arrière toute et je me présente à l'accueil. Chose que j'ignorais, il y a deux maisons de retraite, à Uzerche, et bien je vous le donne en 1000, je n'étais pas à la bonne adresse. J'adore quand c'est comme ça. Bref, on m'explique où je dois aller et me voilà repartie.
De nouveau, je me pose en plein milieu, je gêne tout le monde et là, le bonheur, la route penche à 45° et je ne peux pas m'approcher avec le camion. Deux palettes à pieds sur cette super route. Il y a des gens qui n'ont pas de bol, dans la vie, je dois certainement en faire partie. Heureusement, il y avait un jeune très sympa qui m'a aidée(l'avantage d'être une femme parce que quand c'est des mecs, personne ne les aide). Les Uzerchois ont du se dire "Elle commence à nous gonfler, celle-là, avec son camion jaune". De là, je suis allée à la maison de retraite d'Allassac.
Je leur téléphone en partant d'Uzerche, pour être sûre de l'endroit où livrer et pour que qq'un soit là pour réceptionner. Qu'est-ce que ça aurait été si je n'avais pas téléphoné? Il n'y avait personne. Je rappelle pour qu'on m'envoie qq'un. Je décharge la première palette, bien lourde quand même et je la monte sous le porche, comme on m'a dit. Oui, là-bas non plus, je ne peux pas m'approcher et en plus, ça grimpe. C'est pas beau, la vie?
Pour la deuxième palette qui est encore plus lourde, je rappelle pour que qq'un vienne m'aider, on me répond que qq'un est en route. Ce qq'un a du prendre le chemin touristique pour traverser le bâtiment. Je commence a décharger la palette et j'attaque la montée, par étapes, parce que mon dos, il n'aime pas trop. J'aperçois enfin une dame qui vient vers moi, je me dis ouf, et ben non, celle-là, elle débauche. Mais elle est gentille, elle m'aide à pousser la palette. Ca va tout de suite mieux. Elle me signe mon papier et, comme je m'apprête à partir après l'avoir remerciée, il y a un Monsieur qui arrive, comme une fleur en me demandant si c'est moi qu'il faut aider. "La bataille est finie" que je lui ai répondu et je suis partie.Il y a des jours, comme ça, où ça ne se passe vraiment pas comme on le voudrait.
Heureusement, vendredi, ça s'est bien passé, dans l'ensemble.
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MIRALIX 04/11/2009 13:21


Tu es très courageuse. Beaucoup d'hommes n'en feraient pas autant et Elodie peut être fière d'avoir une maman ausii vaillante qui lui donne les bons exemples.
Courage, le manque de bol ne dure pas toujours.
Bisous