Pompadour.

Publié le par domipac19

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Pompadour, la cité du cheval, son haras, son hippodrôme, ses concours hippiques.

Ben justement, lundi, c'était concours complet et j'étais engagée dans l'épreuve club3. Pour les initiés qui me connaissent, vous pouvez penser que c'est une toute petite épreuve pour moi mais ça fait  cinq ans que je n'ai pas enchaîné un parcours de saut et/ou un parcours de cross donc pour s'y remettre gentiment, Coach a préféré m'engager sur cette épreuve. En plus, je ne connais pas le cheval.

Jamais de ma vie je n'ai aussi mal préparé un concours mais je tenais tellement à le faire que voilà. Je n'avais pas déroulé ma reprise de dressage avant le concours, je n'avais jamais sauté avec non plus et le cross, n'en parlons pas. Bon, en même temps, vu la hauteur, ce n'était pas un énorme problème.

Un an que je rêve de ce concours, que je bassine Patrick avec ça. Entre temps, il y a eu une grossesse et un accouchement, de plus, je me suis remise à cheval depuis seulement le 10 mai.

L'obtention de ma licence ayant pris un peu de retard, j'étais engagée sous X, ce qui veut dire que c'est moi qui ouvrais le bal et débutait l'épreuve. Mon passage était prévu à 11h00 donc départ des écuries à 8h00 pour avoir le temps de faire les reconnaissances avant. Pour moi, debout à 5h00 et arrivée aux écuries à 6h30. J'étais la première, ce qui m'a laissé le temps de natter mon cheval tranquillement. Ensuite, d'autres cavalières sont arrivées, on a nourri les chevaux et préparé tout ce petit monde pour embarquer. Puis Coach a mis le camion en place, on a chargé les chevaux et nous voilà partis, direction Pompadour.

Plus on approchait, plus le stress montait. Arrivés sur place, on décharge puis on brosse, vient ensuite la reconnaissance du saut. Ah, c'est l'heure de préparer le cheval et de me mettre en selle. J'enfile vite mon habit de lumière et on me selle mon cheval parce que je suis un peu à la bourre. J'enfourche ma monture et me dirige vers le paddock de détente, la cour d'honneur du haras, rien que ça. Entre temps, on entend que Coach est appelé d'urgence à l'accueil. J'aime pas ça, intérieurement, je me dis qu'il y a un souci.

Je commence ma détente gentiment et je vois Coach qui arrive au bord du paddock puis il m'appelle. Moi, j'ai pensé qu'il voulait me parler de ma détente mais non, ce qu'il a à me dire est tout autre et me laisse.......comment dire.......il n'y a pas de mots. Ma licence de concours n'a pas été validée par la FFE et je ne peux donc pas participer au concours. Le ciel me tombe sur la tête. Un an que j'en rêve, un an que j'attends, un an que je parle de ce concours presque tous les jours à Patrick, même ma sage-femme n'était pas chaude pour que je remonte à cheval aussi tôt mais comme je la bassinais elle aussi, elle m'a autorisée à remonter à cheval!!!!! J'y étais, j'étais à cheval et voilà qu'une bêtise administrative m'enlevais tout en un quart de seconde!!!

Bon, ben voilà, mon concours se termine ici, je ramène le cheval au camion complètement dépitée, dégoûtée et tous les synonymes que vous pouvez imaginer. On a quand même réfléchit au pourquoi du comment et au bout d'une heure à se triturer les méninges, la révélation. Ma licence de pratiquant sort à mon nom de jeune fille mais moi, j'ai fait faire mon certificat médical à mon nom actuel parce que je n'y ai pas pensé du tout. Pour moi, il y a longtemps que je ne m'appelle plus Dominique M. sauf qu'à la Fédération, Dominique P. est inconnue au bataillon et n'a pas de numéro de licence.

Donc voilà, ma journée s'arrête là, je n'ai plus qu'à attendre la fin du concours et le retour aux écuries. Comme on avait fait garder les filles, Patrick est venu me rejoindre. Je n'aurai malheureusement pas de photos de moi sur le parcours mais par contre, les cavalières du club, oui.

Bon, Coach a quand même négocier pour que je puisse aller sur le cross après le concours. J'ai sauté qq obstacles, c'était chouette, même si j'ai failli tomber deux fois et que j'étais un peu emmenée. Je me suis fait plaisir et j'ai enfin foulé la piste de l'hippodrôme à cheval. Depuis le temps que je viens à Pompadour, à part deux concours de modèles et allures dans l'enceinte du haras, je ne suis jamais montée sur l'hippodrôme, c'est maintenant chose faite. En tous cas, rendez-vous l'an prochain à la même place et cette fois, avec une licence valide.

Je vous mets une petite photo de Granyth de la Forêt, mon infortuné cheval qui aurait été bien mieux au pré avec ses copains plutôt que là pour rien.

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