Les voyages forment la jeunesse.

Publié le par domipac19

Depuis janvier, suite à une mission d'intérim, je me suis retrouvée en CDD précédant un CDI. Quelle chance inouïe, on me propose un CDI en pleine crise. Même si c'est du VL, je ne crache pas dans la soupe. Le porteur m'a bcp manqué et j'ai eu qq moments de doute pour ce boulot mais finalement, je commençais à me plaire sur ma tournée. J'y livrais des gens sympas, d'autres bcp moins(oui, des imbéciles, il y en a partout), j'y croisais même des connaissances puisque je tournais dans le nord du Lot où j'ai travaillé pendant une année, il y a bien longtemps.

Bref, toutes les bonnes choses ont une fin et celle-ci n'a pas dérogé à la règle. En effet, le CDI n'a pas eu lieu puisque le "donneur d'ordre" a finalement changé de transporteur et du coup, à la fin du CDD, retour à la case départ et à l'incertitude.

je me retrouve de nouveau intérimaire et du coup, ben on m'envoie me balader à droite et à gauche.

Il y a huit jours, on m'a envoyé à Bordeaux en poids-lourd pour décharger-recharger et revenir. Oh la la, le stress. Oui, Bordeaux, c'est super grand et je ne connais pas du tout. Même si j'y suis allée deux ou trois fois, je suis incapable de me repérer, là-dedans, c'est bcp trop grand. Puis bon, un vendredi après-midi, voilà quoi.

Alors voilà, je suis donc partie en début d'après-midi avec les indications du Monsieur que je devais rencontrer et, par sécurité, mon GPS. Au début, le voyage était un peu gnangnan et puis le camion n'avait pas de ralentisseur alors dans les descentes, il fallait faire attention et freiner. Sur la première, je me suis faite surprendre et je me suis retrouvée à plus de 105 km/h alors que logiquement, on est limités à 90. Ca, ce n'était pas super agréable mais après la Dordogne, c'est plat donc plus de souci. Arrivée près de Bordeaux, j'ai branché ma blonde(c'est comme ça qu'on appelle le GPS, nous) et heureusement, elle m'a menée à bon port et je n'ai pas du tout vu tout ce que m'avait dit le Monsieur. Il m'avait parlé d'un feu, pas vu, d'un rond point. Oui, ça, j'en ai vu un mais à mon avis, ce n'était pas le même. Il m'avait parlé d'une discothèque, aps vue non plus. Bref, une fois sur place, ben lui, il était parti, j'ai donc eu affaire à son collègue.J'attends qu'on me décharge et qu'on me recharge et ça dure, ça dure. Pfff, que c'est long. Deux heures, tout de même.

Pour repartir, je demande où trouver une station E pour faire le plein parce que là, avec ce qu'il reste, jamais je n'arrive jusqu'à Brive. Alors on m'explique"Vous sortez du parking, vous prenez à droite puis à la nationale, encore à droite et tout droit pendant 7 km".

Ok, j'ai donc pris à droite, puis encore à droite et tout droit et là, "interdit au plus de 3,5T sauf desserte locale". J'appelle le Monsieur et bien sûr, personne ne répond. Autrement dit "démerde-toi". Ben ainsi fut fait. J'ai pris la première station que j'ai trouvé sur ma route, j'ai fait le plein(pas tout à fait plein quand même), j'ai payé et je me ferai rembourser. Ensuite, je suis rentrée sans encombres à la maison.

Et puis trois jours plus tard, on m'envoie à Niort. J'y suis déjà allée mais je ne me rappelle plus la route. Ce n'est pas grave, ma blonde va m'emmenée sans problème. Cette fois-ci, je pars en camion, un camion-grue(je n'en avais jamais conduit)de 19T et je reviens en voiture.

Dans la première grosse montée du parcours, grand moment de solitude. Heureusement, l'autoroute ce jour-là n'était pas trop fréquentée. Plus je montais, plus le camion ralentissait, au point de se retrouver à 30 à l'heure. Je voyais arriver une semi au loin, ouh là là. Puis j'ai voulu passer un étage de ma boite de vitesse mais j'ai dû me tromper de sens, j'étais presque arrêtée. Finalement, en montant mes vitesses une par une, le camion a fini par aller dans un train tout à fait normal pour ne plus se trainer ainsi jusqu'au bout.

En étant partie à 8h00, je suis arrivée un peu avant midi et je suis de suite repartie avec une Ford Focus. Je suis passée par uneboulangerie pour m'acheter un sandwich et hop, trajet de retour. En milieu d'près-midi, j'étais à la maison.

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