Cornille.

Publié le par domipac19

Non, je ne vais pas vous parler de Maître Cornille mais de la ville de Cornille, en Dordogne. Vous vous demandez certainement ce qu'il peut bien y avoir de particulier dans cette ville pas très connue, voir même pas connue du tout. Ben en fait, pas grand chose si ce n'est que j'y étais en concours dimanche 11 mars.

Et oui, la saison recommence et nous voilà en route pour le premier complet de la saison, en club2 cette fois. J'ai fait des infidélités à mon Granythou puisque c'est avec Rosialta du Roc, une jument de propriétaire, que j'ai pris le départ.

Nous étions cinq cavaliers et cinq chevaux mais les horaires ne nous aidaient pas, la première s'élançait sur son dressage à 8h28 donc il a fallut se lever tôt pour partir tôt(logique). Bon, maintenant, c'est super, j'habite à 5 minutes du club, je gagne donc une demi-heure. Bref, à 6h15, embarquement des chevaux puis direction Périgueux et Cornille qui est juste à côté. Moi, j'avais un peu de temps parce que je ne passais qu'à 11h40. J'étais un peu voir même bcp stressée parce que finalement, même si je la monte depuis qq semaines, je connais peu la jument.

Bon, mon tour arrive, je pars à la détente et là, la Rosi est très...comment dire...jument. Dès que qq'un nous croisait, elle couchait les oreilles et sautait un peu en l'air. Moi, j'étais tendue comme une arbalète donc du coup, la juju aussi. Coach me fait détendre mais je n'arrive pas à me décrisper et, par la force des choses, Rosialta non plus. Ma détente n'était pas terminée quand on m'a appelée à l'entrée de la carrière. Pas fait pour me détendre, ça non plus.

J'entre sur le carré, je me présente au jury et cette fois-ci, je n'ai pas fait comme à St Antoine, je ne suis pas partie bille en tête. J'ai pris le temps de composer un peu ma monture et j'ai commencé à dérouler ma reprise. Bon, ce n'était pas super super top mais il y avait quand même des choses biens. Je sors de la carrière mitigée, j'ai commis des erreurs en voulant faire trop bien sur certaines choses et puis voilà. Bon, c'est pas si grave, on verra bien le résultat plus tard. Je retourne au camion et je prépare gentiment pour le cross. Oui, cette fois-ci je cours sur le format DR, cross, SO et non DR, SO, cross comme à St Antoine. C'est la première fois que ça m'arrive depuis que je fais du complet. Une fois la jument équipée et moi dans mon habit de gala, nous nous rendons sur la détente du cross.

Sur le chemin, j'ai croisé des cavaliers de mon épreuve qui eux, revenaient de leur tour et je leur demandais comment ça s'était passé. Je n'aurais pas dû, ça m'a encore plus stressée parce qu'à chaque fois, ils étaient éliminés ou bien tombés(donc éliminés aussi). Je me suis dit qu'en fait, ce cross devait être bien compliqué pour occasionner autant de chutes et/ou d'éliminations. Arrivée sur place, coach m'attendait mais il y avait bcp de retard donc j'ai attendu comme bcp de concurrents. Quand je dis bcp de retard, c'est quand même trois quarts d'heure. Je n'aime pas attendre comme ça, ça me stresse encore plus. Puis finalement est arrivé mon tour.

Une fois dans la boite de départ, on me donne le top et c'est parti pour 2,40 minutes à fond. Le 1 était une spa pas très large de front mais bien encadrée donc pas de risque de dérobade. Ensuite, tout droit sur une petite haie pour le 2 et encore tout droit sur un mur pour le 3. Le 4 était une petite palissade dans la descente mais ça allait un peu trop vite et j'avais du mal à reprendre Rosi mais elle est très franche alors ça passe. Bon, il ne faut pas non plus lui laisser trop faire pour ne pas qu'elle fasse des sauts à plat ou bien qu'elle se fasse peur parce que sinon, sa franchise ne va pas durer. Bref, je fais ce que je peux. On se dirige vers le 5, un oxer puis tout droit le 6, un autre oxer. Ca va super vite, on est en avance sur le chrono. Je ralentis(oui, j'y arrive quand même un peu) pour aborder le 7 qui a poser bien des soucis aux cavaliers(et aux chevaux). Il s'agissait d'un coffre avec des fleurs dessus puis deux foulées plus loin, un petit contre-bas. Avec ma rosette, ça passe les doigts dans le nez, on va sur le 8, une barrière blanche surmontée d'une petite haie, après avoir contourner un petit étang. Là, j'ai réussi à pas mal la ralentir parce que c'était un peu boueux, pas le moment de glisser. Ca passe toujours bien, et on va quand même un peu trop vite, j'ai failli rater le 9A,un tronc,je crois, qui se trouvait après un tournant en épingle à cheveux au milieu des bois. On y va pas très droit mais ça passe puis on rentre dans le gué pour aborder le deuxième élément de la combinaison à la sortie. Pas de souci, la stère de bois passe bien sauf que là, on est en retard sur le chrono. Pour aller chercher le 10, un contre-haut tout en haut du terrain, Rosinette a mis le turbo sous mon ordre et on est remonté à toute allure. J'ai dû la reprendre un peu fort pour pouvoir tourner puis une fois le 10 franchi, je l'ai de nouveau relancée pour aller franchir la ligne d'arrivée avec 10 secondes de retard. Quand j'ai voulu ralentir ma flèche, ben elle n'était pas fatiguée du tout parce qu'elle est repartie encore plus vite. Je n'avais plus de freins, oups. Bon, on a fini par s'arrêter progressivement et Rosialta a eu les félicitations de sa cavalière qui s'est quand même bien fait plaisir, toute trimballée qu'elle était. Direction le camion et la détente du saut.

Là, c'est Antoine(celui qui nous a fait le stage) qui me fait détendre. Depuis le stage, il vient nous faire cours de temps en temps au club et là,il est venu avec nous au concours. C'était super comme ça, à aucun moment on a fait la détente seul, c'était soit lui soit Coach qui nous dirigeait. Bon, au paddock, je ne fais pas des choses supers, je crois que la cavalière est plus fatiguée que sa monture bien que bcp moins stressée.

J'entre sur mon tour, la cloche sonne et là, ben non, ma jument n'est pas fatiguée parce que c'est tout juste si elle ne me prend pas la main. Tellement qu'on fait deux barres parce que deux sauts tout à plat et ça nous coûte le classement.

Je sors du tour complètement déçue même si Antoine me dit que j'ai bien monté et ça ne me quittera pas de toute la soirée et même de toute la semaine. La jument, elle, a été super.

On va au camion et je m'occupe de la bête qui l'a bien mérité: à boire, carottes, douche, argile, bandages. On attend que les derniers finissent leurs tours puis les remises des prix, on embarque et retour au bercail.

Il y avait une photographe au concours et comme mon photographe à moi faisait la nounou, j'ai quand même une belle photo du cross à ramener.Un peIMG_0001---Copie.jpgu plus tard, j'aurai même une vidéo du cross.

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