Ca déménage.

Publié le par domipac19

Eh bien voilà, le jour tant attendu et redouté à la fois est arrivé, le déménagement de Brive à Brignac. C'était.....comment dire....euh.....terrible.

D'une part, la future maison n'était pas terminée. Il y avait tout à faire : le carrelage des chambres, les peintures(je n'ai eu le temps de peindre que la cuisine), la cuisine pas finie d'être montée, l'électro-ménager, je n'en parle pas, et la cerise sur le gâteau, pas d'électricité. Là, il a fallut se battre et pleurer un peu partout. Dans la maison, tout est électrique, la lumière( normal, vous me direz), le chauffage(plus de chaudière qui tombe en panne quand il ne faut pas), l'eau chaude.

Quand on appelle ERDF, on n'a jamais deux fois le même interlocuteur et il faut à chaque fois raconter sa petite histoire. J'ai eu beau expliquer que nous déménagions le 03/12 et qu'il fallait donc nous faire la mise en service avant cette date-là. Tout le monde m'a dit "Oui, Madame, j'ai bien compris votre problème" mais non, le rendez-vous est fixé après cette date-là. On s'est creusé les méninges pour trouver une solution pour vivre plusieurs jours sans électricité, surtout avec les deux minettes. Finalement, ERDF m'a appelée trois jours avant la date butoir pour m'annoncer qu'ils viendraient faire la mise en service le lendemain matin. On a poussé un grand OUF de soulagement parce que franchement, on a beau raconter son souci à son entourage, tout le monde vous dit "ouh la, mais comment vous allez faire?" mais personne ne se propose pour vous héberger, au moins les deux filles. Si, un seul l'a fait et je l'en remercie.

Ils sont quand même gonflés, chez ERDF, parce que soi-disant il n'y avait pas de place dans les plannings et une mise en service prend du temps(on m'a parlé de trois heures) et là, ça lui a pris à peine dix minutes, au technicien qui est venu. Si ce n'est pas abuser, ça, c'est bien imité.

Bref, un souci de moins mais on n'était pas à l'abri d'autres problèmes. Le déménagement en lui-même, par exemple. Curieusement, dès qu'on demande un peu d'aide aux gens, ils ont tous qq chose de prévu ce jour-là. Hasard. On s'est retrouvé le jour J, samedi 03/12 donc, avec mon beau-frère qui avait une sciatique(il est venu quand même donc nous lui sommes très reconnaissants), un collègue de boulot arrivé en fin de matinée et une collègue de boulot venue dans l'après-midi, Patrick et moi pour déménager une maison de 110 m². Je vous laisse imaginer.

C'était Bazar Land parce que comme nous n'étions pas prêts, il fallait tout faire en même temps : vider les armoires, faire les cartons, démonter les meubles, charger le camion. Et puis on n'avait rien trié donc on s'est retrouvé avec un tas de bazar à porter à la déchetterie qu'on a déménagé avec le reste et le bazar, ça prend de la place, mine de rien.

En début d'après-midi, le camion était plein du tablier au rideau et jusqu'au plafond(20m3) et en plus, il s'est mis à pleuvoir. Patrick et R sont partis à Brignac vider le camion où L les a rejoints. Pendant ce temps, P et moi avons fini de démonter les meubles et d'emballer ce qui restait. Au retour du camion, il a fallût se dépêcher de recharger, toujours sous la pluie, parce qu'à partir de 22h00 et jusqu'à la même heure le lendemain, les poids-lourds n'ont pas le droit de rouler.

A 18h30, j'ai récupéré les filles chez mes nièces qui en avaient la garde et je les ai emmenées dans la nouvelle maison. Elodie a eu la joie de retrouver tous ses jouets confisqués dans sa nouvelle chambre qu'elle s'est très vite appropriée et a très vite mise sans dessus-dessous. Pour Julie, par contre, ça a été plus compliqué. Elle ne se supportait pas et faisait que de pleurer, même après avoir mangé. Visiblement, un environnement de cartons ne lui plaisait pas.

Une fois que Patrick nous a rejointes, nous avons tout laissé dans le camion et nous sommes allés manger chez Mac Do à Terrasson. Oui, vu l'heure et les circonstances, je n'avais pas trop, voir même pas du tout, envie de faire la cuisine. En même temps, je ne vois pas ce que j'aurais pu préparer, on n'a pas trouver le carton avec la nourriture. Une fois les estomacs remplis et les esprits un peu apaisés, nous sommes rentrés et nous nous sommes couchés. A part Julie qui avait son lit de monté, tout le monde a dormi sur les matelas par terre.

Ben on a bien dormi, on n'entend pas un bruit extérieur. On s'est levé pas trop tard parce qu'une longue journée nous attendait, on a déjeuné de ce qu'on a pu donc, de pas grand chose, puis j'ai confié les filles à la nounou. Elle habite à 300 mètres, c'est assez pratique. Ensuite, nous avons commencé à vider le camion et ranger, ou plutôt entasser, dans le garage et L est venue à la rescousse et un peu plus tard, P.

C'est alors que c'est posé un problème de place. La maison de Brive était plus grande et le garage aussi donc on en a accumulé, des choses. On en est arrivé à la conclusion qu'il faut faire du tri. Sans blague, il est bien temps d'y penser. C'était avant qu'il fallait le faire mais bon,mieux vaut tard que jamais, non? Tant bien que mal, en fin d'après-midi, le deuxième camion était vidé et son contenu à l'abri mais curieusement, on n'a toujours pas trouvé de nourriture à part qq paquets de biscuits. Mystère. Vu l'heure pas trop tardive, je suis retournée à la maison de Brive pour voir dans quel état c'était et éventuellement, faire avancer un peu le ménage pour le lendemain.

Surprise! J'ai trouvé la nourriture et pas seulement. Tout était resté dans les placards de la cuisine, en fait. Je me suis empressée d'emballer tout ça et d'en charger ma voiture ainsi que qq autres affaires. J'ai fait le tour de toutes les pièces et quand je suis arrivée au garage, j'ai cru que j'allais avoir une crise cardiaque. Mon Dieu! Tout ce qui restait encore à enlever. Incroyable. On aurait presque rempli un troisième camion, tellement. Bon, pour ce soir-là, c'était assez, je suis rentrée, on a récupéré les filles qui elles, avaient mangé et j'ai cuisiné un truc vite fait pour Patrick et moi. Cuisiné est un bien grand mot, j'ai réchauffé qq chose au micro-ondes parce que c'est le seul appareil en état de marche qui me permettait de faire à manger. Nous nous sommes ensuite couchés, le lit d'Elodie avait été monté dans la journée mais pas le nôtre. C'est pas grave, ça fait camping un matelas par terre, c'est bien aussi.

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